MySQL fait partie de ces logiciels dont le nom est peu connu du grand public, mais que les internautes utilisent sans le savoir au quotidien : c’est un système de gestion de bases de données, utilisé par de très nombreux sites, dont l’outil de blog WordPress.
Historiquement développé par l’entreprise MySQL AB, le logiciel est libre et gratuit, sauf pour les développeurs qui souhaitent l’utiliser dans un logiciel propriétaire. MySQL AB tirait l’essentiel de ses revenus de services associés à son logiciel : maintenance, développements… La popularité de MySQL a poussé, en 2008, le géant du logiciel Sun Microsystems à racheter l’entreprise, pour un milliard de dollars.
Mais l’année suivante, Oracle, qui édite Database, le principal concurrent de MySQL, rachète à son tour Sun Microsystems. A l’époque, cette décision crée une certaine émotion dans le monde de l’informatique : les développeurs du système de bases de données craignent qu’Oracle ne saborde MySQL pour favoriser son propre produit.
ORACLE SOUHAITE UN RENDEMENT À COURT TERME
Mais six mois après l’officialisation du rachat par les autorités de la concurrence européennes, c’est d’une certaine manière l’inverse qui s’est produit. Oracle a répété à plusieurs reprises qu’il entendait poursuivre le développement de MySQL, mais pas à fonds perdus. D’après un courrier envoyé par Oracle à des clients, publié par The Register, l’entreprise envisagerait d’augmenter le prix de ses services pour MySQL.
Ce choix a fortement déplu à une partie de l’équipe originelle de MySQL AB. Kaj Arnö, l’un des responsables historiques du projet chez Sun, a démissionné il y a trois mois pour rejoindre SkySQL, une nouvelle société qui entend concurrencer Oracle sur son propre terrain. « Oracle souhaite faire évoluer le modèle économique de MySQL et y appliquer sa propre logique, avec un rendement à court terme », estime-t-il. « Pour moi comme pour un certain nombre de développeurs qui se sont impliqués dans ce projet, ce n’est pas une bonne manière de travailler. »
LES HISTORIQUES DE MYSQL FONT SÉCESSION
La nouvelle entreprise compte également parmi ses investisseurs le fonds de Michael Widenius, le concepteur originel de MySQL, et l’un des principaux critiques de la prise de contrôle du logiciel par Oracle. M. Widenius avait lancé fin 2009 une pétition appelant, sans succès, la Commission européenne à invalider l’acquisition de MySQL. Il s’est depuis attelé à un « fork », une version évoluant dans une direction différente de son logiciel, baptisée MariaDB.
En jouant la carte de la légitimité « historique » et de la communauté des développeurs, SkySQL espère pouvoir convaincre une partie des clients d’Oracle, même si les moyens du géant du logiciel sont colossaux, avec ses 100 000 employés dans le monde. « Dans tous les cas, la compétition sera bénéfique pour MySQL comme pour les consommateurs », juge Kaj Arnö. « Et elle assurera que quels que soient à l’avenir les choix d’Oracle, MySQL continuera à évoluer. »
Près d’un an après la validation du rachat de Sun, Oracle reste confronté à une certaine méfiance d’une partie de la communauté des développeurs des logiciels libres soutenus par Sun. Des développeurs d’OpenOffice, la suite bureautique libre, ont ainsi annoncé fin septembre la création d’une fondation indépendante de Sun, et donc d’Oracle.
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décembre 3rd, 2010 at 18:23
Bonjour,
L'AVENIR DES PHONES !: Voir mon Blog pour l' analyse mathématique (fermaton.over-blog.com) de DE CE MARCHÉ.
Voir la page:PERELMAN-LA PIEUVE-LES PHONES.
Mon Blog, présente le développement mathématique de la conscience c'est-à-dire la présentation de la théorie du Fermaton (La plus petite unité de la conscience humaine).
Cordialement
Clovis Simard