La romancière a porté plainte contre DSK début juillet pour tentative de viol. Elle était l’invitée lundi du « Grand Journal ».

« Moi j’ai perdu ma légèreté le 11 février 2003″. Tristane Banon, qui a porté plainte début juillet contre Dominique Strauss-Kahn pour tentative de viol, était invitée lundi soir du Grand Journal sur Canal +. La jeune femme s’est dite blessée de l’interview-confession de DSK, la veille sur TF1. Il « n’a pas eu un mot ni pour Nafissatou Diallo, ni pour moi », a-t-elle dit.

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Interrogé dimanche soir par Claire Chazal, l’ex-patron du FMI avait affirmé qu’ »aucune violence » n’avait été exercée contre Tristane Banon, et que celle-ci avait présenté une « version imaginaire » des faits. Dans l’épisode du Sofitel de New York, Dominique Strauss-Kahn a reconnu une « faute morale », ajoutant qu’il avait perdu, le soir de son arrestation, « toute sa légèreté ».

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La jeune femme apparaissait sur un plateau de télévision pour la première fois depuis le dépôt de sa plainte, en juillet. Elle a donné quelques éléments de sa version des faits, affirmant que DSK lui avait donné rendez-vous pour une interview et avait « fermé à double tour ». « On s’est battu, et si je n’avais pas eu beaucoup de chance ça aurait fini par un viol » a déclaré la jeune femme.

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À la question de savoir pourquoi elle n’a pas porté plainte contre Dominique Strauss-Kahn avant que n’éclate l’affaire du Sofitel de New York, Tristane Banon a répondu qu’elle avait préféré, à cette époque, « faire comme si » sa vie allait « être normale ». Elle a par ailleurs insisté sur le fait que sa mère, Anne Mansouret, lui avait certes conseillé de ne pas engager de poursuites contre DSK, mais qu’elle n’avait « jamais monnayé (s)on silence ».

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Aujourd’hui, la jeune femme se dit en revanche décidée à aller jusqu’au bout. La romancière prévient que si le parquet de Paris classe sans suite l’enquête sur ses accusations de tentative de viol contre Dominique Strauss-Kahn, elle en déposera une autre en se portant « partie civile ».

(Le Point)