Des inconnus ont collé des images d’expulsion de réfugiés sur les pubs de la compagnie aérienne. Qui dément avoir la moindre prise sur ces procédures.

«Vol spécial à partir de 9000 fr., à la charge de la Confédération. Aller simple. Pour que vous puissiez rentrer chez vous.» C’est le message qui est apparu ces derniers jours sur des centaines d’affiches de la compagnie Swiss placardées dans les grandes villes de Suisse, dont Lausanne et Genève. A côté de ce faux avis de promotion figure une image montrant une personne sanglée sur un siège en vue d’un renvoi forcé.

Les auteurs de ce détournement, qui évoque le film «Vol spécial», ne se sont pas fait connaître. Mais leur prise de position est claire: Swiss participe aux renvois forcés, puisque ce sont ses avions qui sont utilisés lorsque des requérants déboutés sont expulsés du territoire national.

Une accusation que Swiss rejette en bloc. «Nous n’avons rien à voir avec ce film ni avec le renvoi des étrangers», conteste Jean-Claude Donzel, porte-parole de la compagnie. «C’est la Confédération qui ­décide des procédures. Si elle nous ordonne d’affréter un ­avion, nous devons nous exécuter, nous n’avons pas le choix. Et ces vols sont parfois aussi effectués par d’autres compagnies.» Hier, toutefois, Swiss n’envisageait pas de porter plainte.

(20 Minutes Online)