Accusée de discrimination envers des emprunteurs hispaniques et afro-américains, Bank of America (BofA) a été condamnée mercredi 21 décembre par le département de la justice américain à payer 335 millions de dollars pour solder des poursuites liées à sa filiale Countrywide.
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L’émetteur de prêts hypothécaires Countrywide Financial, racheté par BofA pendant la crise, était accusé d’avoir fait payerà 200 000 ménages afro-américains ou hispaniques des taux d’emprunts excessivement élevés entre 2004 et 2008. C’est « le plus gros accord à l’amiable » portant sur des accusations de discrimination jamais obtenu par le département de la justice (DOJ), souligne-t-il dans un communiqué.
Rêve américain
Dans une plainte qui a été déposée mercredi parallèlement à la signature de l’accord amiable, le DOJ accusait Countrywide d’avoir fait payer « des frais et taux d’intérêt plus élevés à certains emprunteurs à cause de leur race ou de leurs origines et non à cause de leur profil financier ». Les 335 millions de dollars serviront à indemniser les victimes de ces discriminations, précise le DOJ. « Les agissements de Countrywide ont contribué à la crise immobilière, ont nui à des communautés tout entières et ont nié à certaines familles l’accès au rêve américain », a commenté Thomas Perez, un responsable du DOJ.
« Nous avons signé cet accord pour solder des problèmes liés à des pratiques historiques de Countrywide, qui sont survenues avant l’acquisition de l’entreprise par Bank of America », a commenté Dan Frahm, porte-parole de Bank of America, qui insiste sur le fait que « les pratiques [de BofA] ne sont pas mises en cause ». « Nous nous engageons à traiter avec équité tous nos clients », a-t-il ajouté, soulignant que BofA « discontinuait les produits et pratiques qui n’obéissent pas à [cet] engagement », et va « continuer à faire de même jusqu’à ce que tous les problèmes hérités de Countrywide qui restent soient résolus ».
(Le Monde)


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