Alors que GDF Suez demandait une hausse de 7% au 1er octobre, les prix réglementés du gaz seront relevés de 2% seulement.

Jean-Marc Ayrault a tranché: au 1er octobre prochain, les prix du gaz augmenteront de 2 %. Quelque 11 millions de foyers sont concernés. La décision des pouvoirs publics, officialisée hier soir, ne satisfera pas GDF Suez. L’entreprise avait transmis à la Commission de régulation de l’énergie (CRE) une demande de majoration de 7 %. C’est donc un scénario semblable à celui de l’été dernier qui se reproduit: alors que GDF Suez plaidait pour une hausse de 8 % en juillet, il n’avait obtenu que 2 %.

Une nouvelle fois, l’entreprise devrait porter l’affaire devant le Conseil d’État: ce serait la troisième fois en moins d’un an. La loi stipule que les coûts d’approvisionnement doivent être intégralement répercutés. La plus haute autorité administrative a déjà donné raison au début de l’année à GDF Suez. Le gouvernement, soucieux de ne pas mécontenter les consommateurs, a donc choisi à nouveau de passer outre.

Comment faire pour mettre un terme à la passe d’armes entre l’État et l’entreprise? Ces derniers jours, le scénario d’une fixation mensuelle des prix du gaz a été étudié. Un tel mécanisme déjà utilisé par le passé permettrait de lisser les hausses. Il sera intégré à la proposition de loi sur les tarifs progressifs de l’énergie présentée par le député PS François Brottes. Les délais sont courts: les parlementaires examinent ce texte en commission dès ce mardi.

Chez GDF Suez comme chez les fournisseurs alternatifs, on est un peu circonspect sur un mode de révision mensuel qui risque de provoquer une agitation perpétuelle dans le dossier ultrapolitique des prix du gaz. En toile de fond, une réflexion est engagée par le gouvernement pour refondre le mode de calcul de l’évolution des prix du gaz. Mais le calendrier et les modalités restent flous.

(lefigaro)